La croyance
des prédécesseurs - as-Salaf
et des successeurs - al-Khalaf


Les anges sont les gens du ciel

De même, le hadith qu'a rapporté Al-Boukhariyy et Mouslim de Abou Sa^id Al-Khoudriyy que le Messager a dit:

(أَلاَ تَأْمَنُونِىِ وَأَنَا أَمِينُ مَنْ فِي السَّمَاءِ يَأْتِينِي خَبَرُ مَنْ فِي السَّمَاءِ صَبَاحا وَمَسَاءً)

('ala ta'manouni wa 'ana 'aminou man fi s-sama' ya'tini khabarou man fi s-sama'i sabahan wa maça'a)

Ce qui signifie : « Ayez foi en ce que je dis. Ceux qui sont au ciel croient en mon honnêteté et ma véracité dans la transmission de la révélation. Les nouvelles de ceux qui sont au ciel me parviennent matin et soir ». Ceux qui sont visés ici, ce sont également les anges. Et si celui qui est visé par

"مَنْ فِي السَّمَاءِ"

«man fi s-sama'»

était Allah, la signification serait (^ali l-qadri jidda) c'est-à-dire Celui Qui est plus puissant que tout autre et sait plus que tout autre.

Quant au hadith de Zaynab Bintou Jahch, la femme du Prophète dans lequel elle disait :

(زَوَّجَكُنَّ أَهَالِيكُنَّ وَزَوَّجَنِيَ اللهُ مِنْ فَوْقِ سَبْعِ سَمَوَاتٍ)

(zawwajakounna 'ahalikounna wa zawwajaniya l-Lahou min fawqi sab^i samawat)

il signifie : « [Ô femmes] ce sont vos familles qui vous ont mariées alors que moi, c'est Allah qui m'a mariée, mon mariage était inscrit au-dessus des sept cieux », c'est à dire que le mariage du Prophète avec elle est inscrit dans la Table Préservée, cette table qui est au-dessus des sept cieux.

Quant au hadith dans lequel il y a :

(وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ مَا مِنْ رَجُلٍ يَدْعُو امْرَأَتَهُ إِلَى فِرَاشِهِ فَتَأْبَى عَلَيْهِ إِلاَّ كَانَ الَّذِي ِفي السَّمَاءِ سَاخِطا عَلَيْهَا...)

(wa l-ladhi nafsi biyadihi ma min rajoulin yad^ou m-ra'atahou 'ila firachihi fata'ba 'il-la kana l-ladhi fi s-sama'i sakhitan ^alayha… )

il signifie: «Par Celui Qui détient mon âme par Sa toute-puissance, il n'est pas un homme qui appelle sa femme à son lit et que celle-ci le lui refuse, sans que ceux qui sont au ciel ne soient en colère contre elle...». Ce hadith aussi concerne les anges. La preuve en est la deuxième version du degré du sahih, plus connue que cette première et qui est:

(لَعَنَتْهَا الْمَلاَئِكَةُ حَتَّى تُصْبِحَ)

(la^anat-ha l-mala'ikatou hatta tousbih)

[rapporté par Ibnou Hibban et d'autres] ce qui signifie: «Les anges la maudissent jusqu'à ce qu'elle soit au matin».

Quant au hadith de Abou d-Darda' que le Prophète a dit:

(رَبَّنَا الَّذِي ِفي السَّمَاءِ تَقَدَّسَ اسْمُك)

(rabbana l-ladhi fi s-sama'i taqaddaça s-mouk)

il n'est pas sahih (fort) et plus encore, il est da^if (faible) comme l'a jugé le Hafidh Ibnou l-Jawziyy. Et s'il était sahih, son cas aurait été comme celui du hadith de la femme esclave.

Quant au hadith de Joubayr Ibnou Mout^im, du Prophète :

(إِنَّ اللهَ عَلَى عَرْشِهِ فَوْقَ سَمَوَاتِهِ، وَسَمَوَاتُهُ فَوْقَ أَرَاضِيهِ مِثْلُ الْقُبَّةِ)

('inna l-Laha ^ala ^archihi fawqa samawatihi wa samawatouhou fawqa 'aradihi mithlou l-qoubbah)

Al-Boukhariyy ne l'a pas compté dans son livre Sahih. Il n'y a donc pas de preuve avec ce hadith. Et dans sa chaîne de transmission, il y a qui n'est pas fiable et par qui on n'apporte pas de preuve allant dans le sens de l'objection. Ceci a été cité par Ibnou l-Jawziyy et par d'autres.

De même, pour ce qu'il a rapporté dans son livre Khalqou 'Af^ali l-^Ibad d'après Ibnou ^Abbas qu'il aurait dit :

(لَمَّا كَلَّمَ اللهُ مُوسَى كَانَ نِدَاؤُهُ فِي السَّمَاءِ وَكاَنَ اللهُ فِي السَّمَاءِ)

(lamma kallama l-Lahou Mouça kana nida'ouhou fi s-sama'i wa kana l-Lahou fi s-sama')

ce hadith n'est pas confirmé. Donc, il ne peut être pris comme argument.

Quant à la parole attribuée à Malik

(Allahou fi s-sama'i wa ^ilmouhou fi koulli makan la yakhlou minhou chay')

elle n'est pas confirmée non plus de Malik, n'ayant pas de chaîne de transmission jusqu'à lui et Abou Dawoud ne la lui a pas attribuée avec une forte chaîne de transmission. Il n'a fait que la citer dans son livre Al-Maracil et la simple citation ne constitue pas une authentification.